Historique
L’arrête grand ducal du 17 avril 1903 réglementant la circulation sur les voies publiques disposait e.a. en son article 5 que “Nul ne pourra conduire les automobiles destinées à une entreprise de transport de voyageurs, s’il n’est porteur d’un certificat de capacité lui délivré par le Directeur général des Travaux Publiques“.

C'était donc le prédit règlement de 1903 qui faisait état pour la première fois d’un certificat pour la conduite de véhicules, tout en désignant par ailleurs l'autorité qui était la première compétente et responsable au Luxembourg pour la délivrance des "certificats de conduite", à savoir la Direction Générale des Travaux Publics.

Le 24 décembre 1906, un arrêté stipulait que “Tout conducteur d’automobile ou de motocycle devra être porteur d’un certificat de capacité délivré, soit par le Directeur général des Travaux Publics, sur l’avis favorable d’un agent de son administration délégué à cet effet, soit par une autorité compétente de l’étranger“. La référence à la fonction d'examinateur ainsi que la reconnaissance des permis de pays étranger ont donc apparu déjà très tôt dans la législation luxembourgeoise.

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Sur base de l’arrêté précité du 24 décembre 1906, le  premier permis de conduire luxembourgeois fut établi le 7 janvier 1907 au nom de Monsieur Joseph GLESENER, alors âgé de 43 ans et ayant habité à Niederwiltz. Pendant les années suivantes, les capacités exigées, les conditions de l’instruction, les conditions d’âge, les conditions administratives, les capacités physiques minimales ainsi que les conditions d’examen furent définies de plus en plus précisément dans un règlement qui était alors déjà appelé le "Code de la Route". La refonte de ce dernier, entamée le 31 juillet 1935 et approuvé en sa version finale au début de l'année 1939, voit aussi l’Autorité de tutelle des permis de conduire changer, pour revenir au "Département des Transports".